• Chapitre 5 - Révélations [en exclusivité !]

    Exclusivité !

    Chapitre 5 – Révélations

     

    Je reviens enfin à moi entièrement. Je tourne la tête lentement sur le côté droit, je vois un mur avec une armoire : mon armoire. Il y a dessus, sur chaque porte, deux miroirs en biseaux, le bois, lui est sculpté de manière fine et soignée. Plus au fond de l’armoire il y a la porte, bleu, de la même couleur que le papier peint, les couleurs que les propriétaires ont mis. A côté du lit, il y a ma table de nuit, mais contrairement à d’habitude, il y a un vase, avec une rose, blanche. Au pied du vase il y a des pétales de la rose, tombés. Je tourne la tête de l’autre côté, vers ma gauche. Il y a les fenêtres. En dessous, il y a la commode. Je me relève doucement. Mes draps sont en cotons blancs. Ils sont doux et sentent le frais. Je pivote et m’assoie sur le bord du lit. Je me lève. J’essaye de faire quelques pas, mais le tombe. Ma tête cogne contre le bord de la table de nuit. Je suis par terre, je passe ma main dans mes cheveux, derrière ma tête. Je saigne. J’entends des bruits de pas rapides, quelqu’un cour. La porte s’ouvre violement. Esma, est là. Elle m’aide à me relever, mais rien à faire, mes jambes ne tiennent plus. Elle réussit à m’emmener sur mon lit. Elle est baissée vers moi, comme une maman ferait avec son enfant malade. Les larmes me coulent sur les joues. Des perles glacées.

     

    -Qu’est-ce qu’il y a ?

     

    Je lève ma tête vers elle. Elle s’assoie à côté de moi. J’essuie mes larmes et la regarde.

     

    -C’est que, comme je suis passé de famille d’accueille en famille d’accueille, je ne me suis jamais attacher à une femme, que j’aurais pu comparer à une mère. Quand j’étais malade, on me donnait les médicaments dans ma nourriture. Je ne parlais pas. Pour moi c’était des inconnus qui m’hébergeaient. Ils n’avaient pas vraiment d’amour pour moi, je n’ai en faite jamais connus le bonheur d’aimer sa mère ou même son père. Quand je voyais à l’école les autres qui embrassaient leurs parents, j’étais heureuse pour eux, mais moi je n’avais rien et ...

    -C’est bon, je comprends.

     

    Quand s’approche de moi, les bras grand ouverts, j’ai un mouvement de recule, puis quand je réfléchis, elle ne peut pas être le phénix, pas celui que j’ai vu. Des larmes de bonheur, coulent sur mes joues et sur celle d’Esma.

    Je réessaye à marcher. Esma est à mes côtés, pour me tenir si je tombe. Au bout de deux fois, quand même, je réussis à tenir debout et puis à faire un pas devant l’autre.

    Nous passons à table. Ma petite maman a préparé des œufs au plat avec des épinards.

     

    -Eu, au faite, combien de temps j’ai dormis ?

    -Dix jours.

    -Dix jours !

    -Oui, et tu n’arrêtais pas de hurler la mort, certaines fois, tu, tu, tes mains s’enflammaient.

    -Et, comment tu as fait pour ne pas que l’appartement prenne feu ?

    -Tu sais, ça ne durait que quelques instants et s’était une fois, hier, j’ai du changer tes draps, mais ça pas été facile de les changer vu que tu bougeais sans arrêt !

    -Et comment tu as fait pour les voisins ?

    -Tu parles des petits vieux ? Ils sont sourds comme des pots !

     

    Je suis gêné. De lui avoir causé autant d’ennuies

     

    -Et pour le lycée, tu as fait comment ?

    -J’ai dit que tu étais malade

    -Ça a marché ?

    -Oui, apparemment, et puis en quelque sorte s’était vrai !

    -Oui ...

    -Qu’est-ce qu’il y a ?

    -Rien d’important.

    -Je sais que tu me cache quelque chose, et je vais le découvrir !

    -Pas la peine, mais je n’ai pas envie d’en parler maintenant.

    -Je comprends.

     

    Nous finissons le repas, sans bruit, seulement celui des fourchettes et des couteaux. Je ne sais pas quoi lui dire. Et puis je repense, à ce que je pensais il y a quelques semaines ou jours (je ne sais pas), qu’elle était bizarre, mais moi je le suis autant, enfin en rêve, pour l’instant.

    Nous voilà dans le parc. La journée à beaucoup trop commencer pour aller au lycée, et puis tempi, je m’ennuie moins à me balader qu’a aller en cours, en ce moment, je n’ai pas vraiment la tête à ça. Il va commencer à pleuvoir quelques goutes tombent. Ça me fait du bien. L’air et frai pur, mais un orage se prépare, l’atmosphère est lourd et frais. Nous nous asseyons sur un banc. Nous ne parlons pas. Je lève la tête, un rapace plane. Un flash, l’oiseau qui arrive, mes bras brûlent, la souffrance, mon cœur arraché. Un autre flash puis je reviens à la réalité. Esma me dévisage. Elle est inquiète.

     

    -Qu’est-ce qu’il y a ?

    -Rien.

    -Encore rien ? Et quand est-ce que tu vas me dire quelque chose ? Je sais que tu sais quelque chose, mais que tu ne veux pas le dire !

    - Si mais, et puis tempi, je n’ai rien à perdre de toute façon. Alors voilà, tu sais quand on courrait dans la rue, qu’on est passé au dessus du mur etc ...

    -Oui et bien quoi ?

    -La femme, elle a voulu passer de l’autre côté.

    -Oui

    -Et bien, en faites c’est moi qui est fait un mur invisible. Je ne sais pas comment, mais je sais que c’est moi.

    -Je croyais que c’était son fil qui était trop court !

    -Ah ok ...

     

    Elle a tournée la tête. Je sais qu’elle me cache quelque chose. Je dois découvrir se que c’est. Mais après tout, peut-être que ...

     

    -Au faite, comment tu av ais fait ?

    -Fais quoi ?

    -Tu sais, un moment la femme allait nous tirer dessus, puis tu m’as donné la main et hop ! Comme par magie elle ne nous voyait plus ! Et je ne savais pas que tu avais des talents ventriloques !

    -Hein ? Mais d’où tu sors ça ?! Ce n’est pas vrai, je suis aussi ventriloque que toi, et je ne suis pas magicienne aussi !

    -Arrête de te moquer de moi !

     

    Le ton monte de plus en plus. Il faut que je sache, je sais qu’il y a quelque chose, il m’échappe, je l’ai entre les doigts, mais comme de l’eau il glisse.

     

    -Et ta disparition dans les toilettes, comment tu as fait ça, il n’y a même pas de fenêtres, et comment tu as fait ? Tu ma assommer peut-être ?

    -Mais qu’est-ce que tu veux dire par là ? Que je suis magicienne ? Crois ce que tu veux.

    -Je ne crois rien du tout, mais tu me cache tout ! Je ne sais pas où tu habite, d’où tu viens, si tu as de la famille, pourquoi tu es venue ici, rien, tu ne me réponds pas et tu dis que c’est moi qui est des secrets ? Non mais là c’est abusé !

    -Tu as raison (d’un ton posé), je t’ai caché la vérité, mais je ne peux pas te le dire ici, il y a trop d’espace et, on ne sait pas qui pourraient arriver.

    -Hein ?

    -Viens cette nuit ici et je t’expliquerais tout, en attendant, rentre chez toi te reposer, tu en auras besoin.

     

    Je suis bouche bée. Elle s’en va, elle me laisse seule. J’ai mis le doigt sur quelque chose, apparemment, quelque chose d’important. Je marche le long du lac, Esma a disparue. Je regarde le sol, de l’herbe et des cailloux de toute taille. Je marche toujours, je traine les pieds, les mains dans poches. Il pleut. Je traine sous la pluie froide, elle me fait du bien.

    Je rentre enfin. Je suis trempée. Je m’allonge sur le lit. Je repens à la discutions dans le parc, j’aurais comment dire ? Du être plus douce ! Mais peut-être que si je l’aurais été, elle n’aurait pas voulu que je connaisse la vérité. Je me rappelle de sa tête, juste avant de partir. Je suis d’accords, j’ai été trop rapide, elle ne s’y est pas attendue. Je n’ai jamais vu sur son visage, cette expression, elle était, impressionner. D’habitude, elle est toujours sûr d’elle, elle sait que qu’elle fait, ce qui va se passer, mais là non, elle ne s’attendait pas à une réaction aussi violente que la mienne. A force de réfléchir, je m’endors. Cette fois aucun rêve, juste du repos.

    Je me réveille en sursaut. Je regarde le réveille vingt trois heure quarante. Je suis en retard ! Elle m’a dit minuit, comme le parc est fermé à cette heure là ... Il me reste seulement quinze minutes et qu’il m’en faut trente pour aller à ce parc ! Aller pas le temps de discuter. Je cour. Je ferme la porte à clef et me met en route. Je cour, sans m’arrêter. Je suis essouffler, mais il faut que j’y aille, elle compte sur moi, et j’ai besoin d’avoir des réponses ! Je cour, de plus en plus vite. Je trébuche. Hein quoi ? Je ne suis pas tomber, je vole ! Qu’est-ce qui se passe ? Mon rêve s’est réalisé ? Je me concentre. Qu’est-ce que j’avais ressentit la dernière fois que ... je volais, dans mon rêve ? A oui je me rappelle, j’avais peur, je voulais m’enfuir et je ... Me voilà partit, je vole à une vitesse phénoménale. Pour me diriger c’est simple : penser là où je dois aller. Je vole de plus en plus vite, mais pas assez. Je fonce. Tout autour de moi, rien n’est flou, mais je sens cette vitesse. Au non un poteau ! Je vais le prendre ... à moins que ... Il faut que je me concentre. De justesse, je l’évite par la droite. Je regarde le poteau. Je relève la tête, un banc ! Je mets mes bras devant ma figure pour me protéger. J’ouvre les yeux. Je suis passé à raz.  Géniale ! Je me re-concentre. Il ne faut pas que ça recommence. Je ne suis pas sûr à cent pour cent de ne pas le prendre la prochaine fois, et vu la vitesse, ça risque de faire mal, même très mal.

     Voilà le parc. Mais comment on s’arrête ? Aaah ! Je vole de plus en plus bas. J’atterris dans l’eau. Me voilà au milieu du lac, mouillée et pleine de boue. Il me faut nager jusqu’à la berge, il faut que je retrouve Esma. Je nage, le plus vite possible, pas question de voler ! L’eau est gelée, je grelotte, en plus cette nuit il faut froid. J’arrive enfin. Je n’y croyais plus. Je rampe à quatre pattes. Un bruit de pas. Je relève la tête, Esma est là, devant moi.

     

    -Qu’est-ce que tu fais dans cette état là !

    -Très drôle ! Aide-moi plutôt à me relever !

     

    Elle tend ça main vers moi pour m’aider. Nous nous regardons droit dans les yeux. Elle a retrouvé le sourire, j’oublie d’avoir froid. Elle me tend une serviette.

     

    -Mais, mais, comment tu l’as eu ?

    -J’habite à côté !

    -Mais tu m’as dit que tu prenais le train pour ...

    -C’est terminer, quand tu as dormit dix jours, j’ai trouvé un appartement, il n’est pas loin. Et de la fenêtre je t’ai vu plonger dans le lac, alors je me suis dit qu’une serviette te serais utile !

    -Tu avais raison.

    -Merci.

    -Au faite, qu’est-ce que tu voulais me dire, tu ...

     

    Sans me couper la parole, j’ai compris qu’il faut que je me taise.

     

    -Quand tu disais que je ne suis pas normal, en faite, tu as raison. Je suis comme toi, j’ai des pouvoirs. J’ai été envoyé pour connaître leur développement, et pour chercher d’autres personnes comme toi et moi.

    - Je ne pige pas tout là.

    -Et normalement je devais seulement t’observer, mais ils ont été plus rapides.

    -Hein ?

    -Arrête, fais pas l’idiote, c’est sérieux ! Des gens veulent ta peau !

    -Quoi ?! C’est pour ça que dans la rue, la dernière fois ...

    -Oui ! Et le problème, c’est qu’ils se développent très rapidement, trop pour ton corps, qui ne supporte pas un exercice trop intense !

    -Et alors, si je ne fait que roupiller ...

    -C’est pas seulement ça, tu risque de mourir un jour !

     

    Je suis complètement anéantie.

     

    -Alors si je comprends bien, un jour, un pouvoir peut se développer chez moi, et comme un idiot, il peut me tuer !

    -Normalement, ça ne devait pas arriver ...

    -Ça veut dire quoi « normalement ça ne devait pas arriver » ?

    -Quand tu étais petite ...

    -Quoi ! Tu me connaissais ?!

    -Tais-toi et laisse-moi finir ! Des hommes t’ont enlevé, ils ont tués des parents. Ils te voulaient pour leurs expériences, mais ils ont réussis à te reprendre. Pour éviter que ça recommence, ils ont bridés tes pouvoirs et t’on effacer ta mémoire.

    -Brider mes pouvoirs ? Et effacer ma mémoire ?

    -Oui, normalement, ils seraient bloqués, ils ne pourraient pas se développer, ils seraient, détruit, mais voilà, ils ont été plus fort et ils ont cassé la bride, comme en pourrais dire.

    -Et alors ?

    -C’est impossible normalement ! Le seul moyen est que celui qui l’a lancé l’enlève, elle est incassable, mais voilà que toi, tu défis toutes les lois !

    -Et ma mémoire ?

    -Je n’en ai aucune idée !

    -Ils étaient comment mes parents ?

    -Je ne me rappelle plus exactement. J’ai juste quelques souvenirs ça et là

    -Et toi, qu’est-ce que tu as comme don ?

    -Moi l’eau et le renvoie de lumière.

    -C’est quoi tout ça ?

    -C’est pas très compliquer, je peux contrôler l’eau, regarde derrière toi.

     

    Sa main se lève, elle est concentrer, sur quelque chose. Je tourne ma tête vers le lac. Des vagues de deux voir trois mètres se forment sur le lac. Je retourne ma tête vers Esma. Elle est essoufflée.

     

    -Qu’est-ce qui ce passe ?

    -Rien, c’est juste que je ne suis pas au point et que ça me fatigue.

    -Et par renvoie de lumière, qu’est-ce que tu entends ?

    -Je parle d’invisibilité. Je peux aussi renvoyer la lumière de l’invisibilité et la transformer en énergie, enfin en théorie.

    -En théorie ?

    -Oui, je n’ai pas encore la, maitrise parfaite de mes pouvoirs.

    -Et moi qu’est-ce que j’ai ?

    -Je ne sais pas exactement. Tu es si puissante, je connais déjà ton élément.

    -Mon élément ?

    -Oui, chaque personne dotée d’un don possède un élément. Il en existe plusieurs, il n’y a pas que ceux de l’alchimie, il y en a d’autre, mais je ne les connais pas.

    -Et c’est quoi le mien ?

    -Le feu

    -C’est grave ?

    -C’est un élément rare, il est très souvent signe de puissance

    -Ah ok, je suis fatiguer, je vais m’effondrer !

    -Aller je t’invite, vu le nombre de fois où je me suis taper l’incruste chez toi ...

    -Ok je suis d’accords. Merci !

     

    Nous voilà devant chez elle. Son appartement est grand, spacieux. Quatre pièces : une chambre, une cuisine, une salle de bain et un salon. Les peintures et papiers peint sont récents et ses meubles s’accordent bien avec. Sur la table, une rose blanche dans un vase, comme sur ma table de nuit.

     

    -Tu dormiras dans le salon, le lit est plus grand et plus confortable et comme ça, si tu as envie de regarder la télévision quand je dormirais encore, tu pourras !

    -Ok d’acc !

     

    Elle me fait visiter son appartement. Il est très grand, l’impression l’est encore plus que quand je suis renter. Ses meubles sont design, sûrement de chez Ikea ou un autre commerçant du même genre ... Ils sont dans les tons marron. Ses rideaux et tapis etc ... sont verts.

    Un bruit de verre cassé ?! Je me relève soudainement. Je suis encore dans le brouillard. Le bruit vient de la cuisine. J’avance à tâtons, aïe ! La table basse du salon, elle est là ! Je me suis pris le coin. Maudite table basse ! Mon tibia me fait mal. Je suis plus réveiller maintenant. Je me mets à cloche pied pour frotter le bas de ma jambe, et je tombe, faute d’équilibre. Aïe ! Mon dos s’ajoute ! Il y a eu en même temps un bruit, de verre qui casse. Ensuite des pas. Quelqu’un s’est introduit chez elle ? La lumière s’allume. Je ne vois rien, la lumière m’aveugle, j’ai mal aux yeux. Esma me lance :

     

    -Qu’est-ce que tout ce bruit ?

    -...

    -Tu as du te faire mal, viens dans la cuisine je vais voir ça.

    -Non pas la peine je ... oh éteins cette lumière !

     

    La lumière s’étains, je peux ouvrir les yeux. Il y a la lumière de la cuisine, douce. Je la fixe, pour que mes yeux s’y habituent. Elle vient m’aider à me relever. Elle m’emmène jusqu'à la cuisine, jusqu'à une chaise. Elle sort d’une armoire, de la pommade. Je regarde ma jambe, il y a un gros bleu, qui tourne au noir sur mon tibia. Je suis perdu dans mes pensées. Est-ce que j’ai rêvé hier soir ? J’avais volé aussi vite ? Je suis perdue. Et si, si ce dernier mois aurais été qu’un rêve, un long rêve qui va se terminer ou tourner au cauchemar ? Non. Enfin si c’est un rêve, je dois tout faire pour qu’il se terminer bien, qu’une chose au moins dans ma vie aille bien. Je secoue ma tête. On m’a réveillé. Je cligne des yeux. Esma m’interroge :

     

    -Ca va ? Tu es toute pâlotte !

    -Oui, oui, t’inquiète, c’est rien.

    -Tu me cache quelque chose toi ...

    -Non

     

    Je regarde ma jambe, le bleu est remplacer par du blanc. Elle n’a pas voulue trop appuyer, donc elle a préférer en mettre un paquet, comme ça sa rentrera sans douleurs. Je ne sais pas se que nous allons faire aujourd’hui. Suis-je encore malade ? Esma à la réponse :

     

    -C’est quoi le programme d’aujourd’hui ? On ne va pas au lycée, je suis encore malade ?

    -Quoi ? Tu veux aller au lycée ? On est samedi !

    -Hein ?

    -Samedi, le jour juste après vendredi et juste avant dimanche !

    -Très drôle ! Non, je ne pensais pas ...

    -Ba si ! Tu as roupillé tout ce temps ! Pour mon compte, je vais faire des courses, avec ça, j’ai plus rien à manger moi !

    -Et moi ?

    -Tu fais ce que tu veux !

    -Super !

    -Au faite, il y a un champ, avec plein de fleurs, tu pourrais y aller ...

    -Hein ?

     

    Elle est déjà partie. Tempi, aujourd’hui, ce n’est pas compliquer, je ne vais rien faire. Tempi, j’ai perdu une dizaine de jours à dormir, alors un de plus ou un de moins, qu’est-ce que ça peut faire ? En plus on est samedi, alors ...

    Objectif de ce matin : campagne, tout particulièrement le champ qu’Esma m’a parler. Je doute qu’elle m’en a parlé pour voir les fleurs, non, elle a autre chose en tête. Mais quoi, ça mystère !

    J’allume l’ordinateur d’Esma. Un grand bruit, puis plus rien et enfin l’image du système d’exploitation. Je démarre le navigateur, à enfin, le moteur de recherche. Une carte. Tient, tient, le champ est complètement au nord, un peu éloigné de la ville, ce n’est pas un champ, mais une clairière. Maintenant le site de la compagnie de bus de la ville. Il y a un arrêt au parc qui va jusqu’au bord de la ville, le bus passe toutes les trente minutes, ça me laisse de la marge. Je marcherais de toute façon, mais ça sera moins long. J’éteins tout. Il faut que je fasse un aller-retour jusque chez moi, et puis pour prendre quoi ? Une bouteille d’eau ?! Pas besoin, je ne vais pas courir, j’aurais donc pas très soif !

    Il ne doit pas être loin de la demie. Je descends. Le hall pour aller aux appartements est immense ! Ils ont, perdu un peu de place je trouve à construire un si grand hall, mais bon, les appartements seraient plus chère que se qu’ils sont ....

    Voilà le bus. Il y a du monde. On peut dire que c’est normal, c’est l’heure d’aller amener les enfants à l’école. Le bus est complet. On est serrer, comme des sardines si je peux me permettre. Quatrième arrêt, enfin, des gens descendent. Cinquième arrêt une majorité s’en va. Sixième arrêt, c’est le mien. Je descends. On voit le bois, il n’est pas très loin, il n’y a seulement qu’un petit chemin pour y aller, ça ne devrai pas être trop difficile, et normalement impossible de se perdre. J’avance, doucement, à mon rythme.

    J’arrive à la forêt. Les oiseaux chantent, des biches courent avec leur faon, comme si il n’y avait pas la ville à côté. J’avance de plus en plus. Il n’y a plus de chemin. Mais il faut que j’aille à cette clairière, si Esma l’a bien dit, elle est fleurie, et j’en ai marre toujours de voir ce maudit paysage de ville ! J’avance de plus en plus. L’herbe n’est pas haute, mais elle ne semble pas non plus tondue. Ça doit bien faire une demi-heure que je marche. Je m’arrête. Je m’assis sur une racine d’arbre qui sort du sol. Mais la racine est trop molle, et je tombe en arrière ! Ma tête est au sol. Waw ! Je ne sais pas si c’est elle, mais elle est magnifique. Il y a un mélange de fleurs violettes et blanches, comme un tapis. La lumière est un faisceau qui éclaire le centre de la clairière, les arbres sont tellement hauts que le soleil n’est pas encore passé dessus. Je m’avance, jusqu’au centre. C’est incroyable, elles dessinent une forme, des traits qui se dirigent vers moi : vers le centre. Je fais un tour sur moi-même pour tout voir. C’est incroyable ! La clairière est ronde, parfaitement en cercle ! Je m’assoie. Le sol est frais, mais pas mouillé. L’air est doux, et me donne envie de dormir. Je m’allonge pour regarder les nuages. Les fleurs et l’herbes sont tièdes et agréable au toucher. Je me rappelle de mes cours de relaxation : on oublie son corps, ensuite on se concentre sur une main, puis l’autre, ensuite on s’occupe des jambes, etc ... Je suis détendue, que j’ai, l’impression de voler. C’est bizarre, je ne sens plus les fleurs ni l’herbe ! Je mets ma main vers, le, le vide ! Je m’assoie et regarde autour de moi, je vole, à peut-être un mètre ou plus ! Alors non, ce n’était pas un rêve hier, à moins, que je me suis endormie encore une fois. Non, je ne veux pas y croire ! Pour une fois quelque chose de bien se passe dans ma vie ! Mais j’y pense, Esma m’a peut-être envoyer ici, pour m’exercer... Qui sait ? Personne ne peux me voir ici, les arbres sont tellement hauts et personne n’aime s’aventurer dans les bois ... Aïe (petit aïe quand même) ! Je suis tombé. Je me rappelle, hier soir, j’avais ressentit de la peur, non, une envie de fuir. Et là, comment j’ai fait ? A chaque fois j’étais concentré sur moi. Cette fois je suis debout. Je recommence, comme la séance de relaxation. Je sens mes mains, plus fort que d’habitude, elles sont sèches et froides. Je sens mes jambes, raides froides elles aussi. Je me sens légère : je vole. Mon corps à disparue de ma tête, tout est léger, sauf mon cœur, il y a un poids, assez conséquent, j’ai un peu envie de vomir. J’ouvre les yeux lentement, ça y ai ! J’ai réussis. Mon corps n’est plus qu’une plume, sauf cette envie de vomir qui est présent. Je lévite de plus en plus haut. Je regarde le sol s’éloigner, le dessin est de plus est plus flagrant. J’arrive à la cime des arbres, mon cœur bat à la chamade. Je vois la ville, toutes les voitures. Soudain, le vent s’intensifie. Je suis poussé. Je lutte pour rester en l’air. Mais une rafale ; je suis projeter contre un arbre, je rebondis sur un deuxième arbre, je reviens, je me cogne encore, comme une balle de Ping pong qu’on aurait jeté sur un mur en face d’un autre. Au bout d’un moment je ne touche plus d’arbres. Un choc, encore plus fort que les précédents : le sol. J’essaye de me relever. Quelque chose de chaude coule sur mon front, je passe ma main, du sang. Ma tête tourne, je me relève, mais je ne marche pas très droit. Je retombe. Je me relève difficilement. Je m’appuis sur un arbre, le temps de retrouver ma stabilité. C’est bon, je retiens debout. Mais il y a une forme au loin, entre les arbres, la forme d’une femme, je peux même dire un elfe. J’avance vers elle, elle regarde de tous les côtés. Je lui dis pour la rassurer :

     

    -Ne t’inquiète pas, je ne te veux aucun mal...

     

    Mais la femme, s’en va. Je cour pour la rattraper, les branches sembles se refermer derrière elle, comme si les arbres étaient ses amis. Je cour, mais une grosse racine (ou branche, elle est tellement grosse qu’on peut croire au deux) me barre le passage. Je regarde par le misérable trou, la direction dans laquelle cour l’elfe. Elle disparait. Je faire demi tour. Comment je vais rentrer moi maintenant ? Je suis bien maligne à courir après les gens, mais pour rentrer après, c’est une autre histoire. Ça m’apprendra à courser les gens dans les bois. N’empêche, que je suis dans la mouise, je ne sais pas d’où je viens et encore moins là où je dois aller pour rentrer. Il faut que je recommence, cette fois il faut que je sois plus concentré, je dois être plus forte que le vent. Je ferme les yeux (décidément, ils sont souvent fermer), mes mains, mes jambes, mon corps etc ... je les récents, et c’est ce qu’il faut. Mes pieds ne touchent plus le sol, j’ouvre les yeux. Je regarde vers le ciel. Je dois aller vite. Enfin, je vois les cimes. Je regarde le sol, non ce n’est pas le moment de flancher ! Je fonce, en direction de la ville. Je regarde, ouf personne en bas. Je descends. Je sens tout mon petit déjeuner remonter : j’ai envie de vomir. Je n’arrive plus à me retenir, je le fait au pied d’un arbre. Ça fait du bien. J’ai faim. Quelle heure est-il ? Voilà le bus, il doit être midi et demi ! J’entre dedans. Comme il n’y a ... personne, j’allais dire, non il y a Esma ! Elle est venue voir si je l’ai écouté, et elle doit être contente. Elle me lance :

     

    -Coucou ! Alors comme ça tu m’as écouté !

    -Et ouai ! Au faite, quelle heure il est ?

    -Dix sept heure trente !

    -Quoi ? C’est impossible, je suis partie à onze heure, c’est impossible que le temps soit passé aussi vite.

    -Toi aussi ça te le fait ?! J’ai eu la même impression quand j’y suis allé, cet endroit est magique ! Tu n’es pas d’accords ?

    -Si, si, je te l’accorde. Est-ce que tu sais s’il y a quelqu’un qui y habite ?

    -Non, pourquoi ?

    -Parce que, quand j’y suis allé, j’ai vu une femme, on aurait dit un ...

    -Un ?

    -Un elfe !

    -Un elfe ?

    -Oui un elfe !

    -Ah ah ! Tu me fais rire ! Non, enfin, pas à ma connaissance !

     

    Elle non plus ne le sait pas, et je doute qu’elle me cache quelque chose. Ça fait donc six heures et demie que je suis là bas. J’ai faim, mon ventre gargouille. Et si cette forêt, arrête le temps pour les personnes qui y sont, et si cette femme est prisonnière de la forêt, qu’elle ne connaît plus le temps, qu’elle pense n’être là que depuis quelques minutes, et si ça faisait des siècles qu’elle est là ? Il faut que je l’aide ou du moins, que j’essaye de l’aider.


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :